Lexique

Le vocabulaire de la culture japonaise, otaku et geek

Une centaine de mots qu'on croise sans toujours savoir ce qu'ils recouvrent. Définis simplement, sans jargon.

Le vêtement japonais

Le vestiaire traditionnel japonais est un système : chaque pièce a une place, une saison et un degré de formalité. Voici de quoi s'y retrouver.

Haori
Veste japonaise à coupe droite, portée ouverte par-dessus une tenue. Ses pans ne se croisent pas et elle ne demande aucune ceinture, ce qui la distingue du kimono et la rend immédiatement portable dans un vestiaire occidental. C'est la pièce sur laquelle Linkup travaille.
Kimono
Le vêtement principal, littéralement « la chose que l'on porte ». Il se croise sur le devant, toujours côté gauche par-dessus le droit chez les vivants, et se maintient par une large ceinture. Le porter correctement s'apprend. La différence avec le haori tient à ces deux points.
Yukata
Kimono d'été en coton, non doublé, né du vêtement que l'on enfilait en sortant du bain. On le porte aux feux d'artifice et aux fêtes de quartier, sans les couches de sous-vêtements qu'exige un kimono formel.
Jinbei
Ensemble d'été deux pièces, veste courte à manches amples et short assorti, en coton léger. Vêtement d'intérieur et de festival, très courant chez les hommes et les enfants.
Samue
Tenue de travail des moines zen, veste et pantalon en coton ou en lin. Conçue pour les tâches quotidiennes du monastère, elle a glissé vers le vêtement d'artisan puis vers le vêtement de confort.
Happi
Veste courte de festival, souvent bleu indigo, portant le blason du quartier ou de la confrérie qui porte le sanctuaire. C'est l'ancêtre du vêtement d'équipe.
Hanten
Veste d'hiver courte et ouatée, rembourrée de coton. L'équivalent domestique de la doudoune, portée à la maison.
Obi
La large ceinture qui ferme et structure le kimono. Son nouage est un art à lui seul, et sa valeur dépasse souvent celle du vêtement qu'il retient. Un haori n'en porte pas.
Haori himo
Cordon décoratif qui relie les deux pans du haori à hauteur de poitrine quand on souhaite le fermer. Il ne serre rien : il suggère la fermeture.
Hakama
Pantalon large et plissé porté par-dessus le kimono. On le voit aujourd'hui en kendo et en aïkido, aux remises de diplômes et dans les cérémonies.
Montsuki
Kimono formel portant les blasons familiaux, un, trois ou cinq selon le degré de solennité. C'est le vêtement des mariages et des cérémonies officielles.
Michiyuki
Manteau de kimono à col carré, fermé sur le devant, porté à l'extérieur par-dessus la tenue. Contrairement au haori, il se retire une fois arrivé.
Geta
Sandales en bois surélevées par deux dents, qui tiennent le pied hors de la boue et de la neige. Elles claquent au sol, un bruit que la littérature japonaise cite souvent.
Zōri
Sandales plates, en paille de riz à l'origine, plus habillées que les geta. Ce sont elles qu'on cite le plus souvent comme l'ancêtre de la tong moderne.
Tabi
Chaussettes montantes à gros orteil séparé, nécessaires pour porter geta et zōri. Leur version à semelle renforcée, le jika-tabi, est encore la chaussure des ouvriers du bâtiment.
Wafuku et yōfuku
Le vêtement japonais et le vêtement occidental. Deux mots qui n'existent que l'un par rapport à l'autre, apparus quand le Japon s'est ouvert au XIXᵉ siècle.
Eri
Le col du vêtement japonais : une bande de tissu rapportée, pas un col monté. Sur le haori, il retombe de chaque côté au lieu de se croiser.
Tamoto
La poche que forme le bas d'une manche longue. Le vêtement japonais n'a pas de poches cousues, il a des manches.

Histoire et figures

Quelques repères pour situer le reste. Le vestiaire japonais n'est pas tombé du ciel : il a une chronologie, et des gens qui l'ont porté avant nous.

Époque Edo
De 1603 à 1868. Le Japon se referme sur lui-même et, pendant deux siècles et demi, une culture urbaine de marchands s'invente dans la ville d'Edo, future Tokyo. C'est la période où le haori quitte l'armure pour la rue.
Ère Meiji
De 1868 à 1912. Le pays s'ouvre, s'industrialise et adopte le costume occidental. C'est de cette bascule que naissent les mots wafuku et yōfuku, qui n'avaient aucune raison d'exister avant.
Samouraï
Guerrier au service d'un seigneur. Le haori entre dans le vestiaire japonais par eux : ils le portaient par-dessus l'armure, avant tout le monde.
Geisha
Artiste professionnelle formée à la danse, au chant et à la conversation. Ce sont des geisha qui, au début du XIXᵉ siècle, se mettent à porter le haori, jusque-là réservé aux hommes.
Ukiyo-e
Estampes gravées sur bois, produites en série et vendues pour presque rien. Notre principale source visuelle sur la façon dont les gens s'habillaient réellement à Edo.

Tissus, teintures et motifs

Beaucoup de ces techniques sont nées d'une contrainte : économiser le tissu, réparer, tenir chaud. L'esthétique est venue après, ce qui explique sa sobriété.

Sashiko
Broderie de renfort à points courts, traditionnellement en fil blanc sur toile indigo. Elle servait à doubler l'épaisseur des vêtements de travail et à réparer. Ses motifs géométriques sont devenus un ornement à part entière.
Boro
Textiles rapiécés de génération en génération par des familles qui n'avaient pas les moyens d'en acheter d'autres. Longtemps objets de honte, ils sont aujourd'hui exposés en musée et cités par la mode.
Shibori
Teinture par réserve : on plie, on ligature, on coud ou on comprime le tissu pour empêcher la teinture d'atteindre certaines zones. Le motif obtenu n'est jamais exactement reproductible.
Aizome
Teinture à l'indigo naturel, obtenue par fermentation. Elle donne le bleu profond des vêtements de travail japonais, qui pâlit en s'usant au lieu de se ternir.
Kasuri
Technique où les fils sont teints par réserve avant d'être tissés, ce qui produit des motifs aux contours légèrement flous. L'équivalent japonais de l'ikat.
Chirimen
Crêpe de soie au grain marqué, obtenu par torsion des fils de trame. Il accroche la lumière et tombe avec du poids.
Sergé
Armure de tissage en diagonale, plus dense et plus souple qu'une toile simple. Elle se froisse moins et tombe droit, ce qui compte sur une coupe ample. C'est le tissage de nos haoris, en coton biologique.
Noren
Rideau de tissu fendu suspendu à l'entrée d'une boutique ou d'une pièce. Sorti, il annonce que l'établissement est ouvert ; rentré, qu'il est fermé.
Furoshiki
Carré de tissu servant à emballer et transporter, noué différemment selon ce qu'il contient. Un emballage réutilisable vieux de plusieurs siècles.
Tenugui
Rectangle de coton fin, à la fois serviette, bandeau, emballage et objet décoratif. Ses bords ne sont pas ourlés, pour sécher vite.
Kamon
Blason familial japonais, dessin stylisé inscrit dans un cercle. Contemporain de l'héraldique européenne mais bien plus graphique, il a nourri une bonne partie du design de logo moderne.
Asanoha
Motif géométrique en étoile à six branches, évoquant la feuille de chanvre. Associé à la croissance rapide, on l'utilisait sur les vêtements d'enfants.
Seigaiha
Motif de vagues concentriques qui se chevauchent, symbole de calme et de continuité. Probablement le motif japonais le plus repris hors du Japon.
Sakura
La fleur de cerisier, et le motif qui en dérive. Sa valeur tient à sa brièveté : elle tombe au bout de quelques jours, ce qui en fait l'image même de l'impermanence.

Esthétique et art de vivre

Ces notions sont souvent citées à contresens en Occident, où elles servent de vernis. Voici ce qu'elles disent réellement.

Wabi-sabi
Sensibilité à la beauté de ce qui est imparfait, usé et impermanent. Le contraire d'un style décoratif : c'est une acceptation, pas un effet à produire. Un objet neuf conçu pour paraître vieux n'est pas wabi-sabi.
Mono no aware
L'émotion douce et un peu triste que provoque la conscience que les choses passent. Ce n'est pas du chagrin, plutôt une attention affectueuse à l'éphémère.
Ma
L'intervalle. L'espace vide entre deux éléments, ou le silence entre deux sons, considéré non comme une absence mais comme une composante active. Notion centrale en architecture, en musique et en mise en page.
Iki
Élégance urbaine née dans le Edo des XVIIIᵉ et XIXᵉ siècles : sobre en apparence, raffinée dans le détail caché, et légèrement insolente. Une doublure somptueuse sous un vêtement discret, c'est iki.
Shibui
Beauté retenue, qui ne cherche pas à séduire au premier regard et se révèle à l'usage. Le mot désigne d'abord un goût âpre, comme celui du kaki non mûr.
Kintsugi
Réparation des céramiques brisées à la laque saupoudrée d'or. La cassure n'est pas dissimulée mais soulignée : l'histoire de l'objet fait partie de ce qu'on regarde.
Mottainai
Exclamation de regret devant le gaspillage, qui suppose que chaque chose a une valeur qu'il serait indigne de perdre. C'est l'intuition qui sous-tend le boro et, plus largement, l'éco-conception.
Kawaii
Le mignon érigé en catégorie esthétique et en force économique. Bien plus large que le mot français : il s'applique à un objet, une écriture, un comportement, un train.
Ikigai
Ce qui donne envie de se lever le matin. Au Japon, la notion est modeste et souvent domestique. Le schéma à quatre cercles popularisé en Occident est une invention étrangère.
Zen
École du bouddhisme mahāyāna centrée sur la méditation assise. En français, le mot a dérivé vers « calme » et « décoration épurée », deux sens que le mot japonais ne porte pas.
Kaizen
Amélioration continue par petites touches, opposée à la réforme brutale. Formalisée dans l'industrie automobile japonaise de l'après-guerre, la méthode a essaimé bien au-delà.

Manga et animation

Les catégories japonaises ne désignent pas des genres narratifs mais des publics visés. C'est la confusion la plus fréquente.

Manga
Bande dessinée japonaise, lue de droite à gauche, généralement en noir et blanc. Le mot désigne un support et une industrie, pas un style graphique.
Mangaka
Auteur de manga, le plus souvent scénariste et dessinateur à la fois, entouré d'assistants. Les rythmes de publication hebdomadaires en font un métier réputé éprouvant.
Tankōbon
Le volume relié qui rassemble des chapitres d'abord parus en magazine. C'est le format que l'on achète en librairie.
Shōnen
Manga visant les garçons adolescents. Une cible, pas un genre : on y trouve du combat, du sport, de la comédie et du fantastique.
Shōjo
Manga visant les adolescentes, historiquement porté par des autrices qui ont profondément renouvelé la mise en page de la bande dessinée.
Seinen
Manga pour jeunes adultes masculins. Récits plus ambigus, personnages plus âgés, violence et sexualité traitées plus frontalement.
Josei
Manga pour femmes adultes, souvent centré sur la vie professionnelle et sentimentale, avec un réalisme que le shōjo n'a pas.
Anime
Animation japonaise. En japonais, le mot désigne toute animation, d'où qu'elle vienne ; hors du Japon, il s'est spécialisé pour désigner la production nippone.
Seiyū
Comédien de doublage. Au Japon, c'est une profession à part entière avec ses stars, ses concerts et ses fans, sans équivalent occidental.
Isekai
Littéralement « autre monde ». Récit où un personnage ordinaire bascule dans un univers parallèle, souvent d'inspiration jeu vidéo. Genre dominant de la dernière décennie.
Mecha
Récits de robots géants pilotés. Le genre oscille entre le space opera héroïque et la critique militaire désabusée.
Slice of life
Récit du quotidien sans enjeu dramatique majeur, qui tire sa force de l'observation. Sa variante apaisante porte le nom d'iyashikei, « qui soigne ».
Light novel
Roman court illustré, à destination des adolescents et jeunes adultes. C'est le vivier principal des adaptations en manga et en anime.
Filler
Épisode d'anime sans équivalent dans le manga, inséré pour laisser l'œuvre originale prendre de l'avance. Souvent mal aimé, parfois excellent.
Arc
Segment narratif autonome à l'intérieur d'une longue série, avec son antagoniste et sa résolution. Les fans s'y réfèrent comme à des chapitres d'une histoire commune.
Manhwa et manhua
Les bandes dessinées coréenne et chinoise. La première se lit souvent de gauche à droite et en défilement vertical, format né de la lecture sur téléphone.
Simulcast
Diffusion d'un épisode hors du Japon dans les heures qui suivent sa sortie japonaise. Son apparition a considérablement réduit le recours au fansub.
Kaijū
Monstre géant, et le genre de cinéma japonais qui s'est construit autour à partir des années 1950. Une bonne part de l'imaginaire du mecha en vient.
Tokusatsu
Films et séries en prises de vues réelles à effets spéciaux, costumes et maquettes compris. La tradition dont sortent les Sentai et les Kamen Rider.
Yōkai
Créature du folklore japonais, ni dieu ni fantôme. Un fonds inépuisable où puisent le manga et le jeu vidéo depuis des décennies.
OVA
Épisode ou film sorti directement en vidéo, hors diffusion télévisée. Souvent l'endroit où une série se permet ce qu'elle ne peut pas faire à l'antenne.

Culture otaku et fandom

Un vocabulaire de passionnés, largement forgé par la communauté elle-même. Certains de ces mots ne veulent pas dire la même chose au Japon et en France.

Otaku
Passionné d'un domaine au point d'y consacrer l'essentiel de son temps. Au Japon, le mot garde une charge péjorative, celle du repli sur soi. En France il a été retourné en revendication fière, ce qui est un renversement typique des cultures de fans.
Weeb
Abréviation de weeaboo, terme anglophone moqueur désignant un occidental qui idéalise le Japon au point de renier sa propre culture. Employé entre fans, c'est souvent de l'autodérision.
Cosplay
Contraction de costume et play. Pratique consistant à incarner un personnage par le costume et l'attitude, notamment en convention. C'est un artisanat autant qu'une performance : beaucoup de cosplayers fabriquent tout eux-mêmes.
Doujinshi
Publication autoéditée, souvent dérivée d'une œuvre existante, vendue en convention. Un circuit parallèle immense, toléré par les éditeurs, d'où sont sortis de nombreux auteurs professionnels.
Comiket
Le plus grand salon de doujinshi au monde, à Tokyo, deux fois par an. Plusieurs centaines de milliers de visiteurs à chaque édition.
Japan Expo
Le grand rendez-vous français de la culture japonaise et des cultures de l'imaginaire, à Villepinte. Pour beaucoup, la porte d'entrée dans la communauté.
Oshi
Le personnage ou l'artiste que l'on soutient activement. Le verbe dont il dérive signifie « pousser » : être fan, c'est porter quelqu'un.
Waifu et husbando
Déformations japonisées de wife et husband, désignant le personnage de fiction auquel on s'attache électivement. Employé au second degré la plupart du temps.
Goods
L'ensemble des produits dérivés d'une œuvre : figurines, badges, porte-clés, tirages. Le mot est un faux anglicisme, courant en japonais comme en français.
Nendoroid et figma
Deux gammes de figurines articulées, distribuées par le même groupe. La première stylise les personnages en proportions enfantines, la seconde vise la fidélité et la pose.
Chibi
Représentation d'un personnage en version miniature à grosse tête, employée pour l'humour ou l'attendrissement. Le procédé existe aussi à l'intérieur des récits sérieux.
Gachapon
Distributeur à capsules contenant une figurine tirée au hasard dans une série. Le nom imite le bruit de la manivelle puis de la capsule qui tombe.
Itasha
Voiture couverte d'adhésifs à l'effigie de personnages. Le mot signifie « voiture qui fait mal », par autodérision sur le regard des passants et sur la facture.
Ita-bag
Sac à façade transparente, couvert de badges et de peluches à l'effigie d'un personnage. Même logique que l'itasha, transposée à l'accessoire.
Fansub
Sous-titrage amateur et non autorisé d'une œuvre, historiquement le seul moyen de voir des séries jamais éditées en France. Le simulcast et les plateformes légales en ont beaucoup réduit l'usage.
VTuber
Créateur qui diffuse sous un avatar animé en temps réel. Une industrie à part entière au Japon, avec ses agences et ses concerts.

Jeu vidéo et culture geek

Un vocabulaire d'usage, né en partie du jeu en ligne, en partie de la critique. Il circule aujourd'hui bien au-delà du jeu vidéo.

JRPG
Jeu de rôle de facture japonaise, généralement porté par un récit écrit d'avance et un système de combat structuré, là où le jeu de rôle occidental privilégie la liberté du joueur.
Visual novel
Récit interactif essentiellement textuel, illustré, où le joueur choisit ponctuellement la suite. Genre très installé au Japon et souvent adapté en anime.
Roguelike
Jeu où la mort est définitive et où les niveaux sont générés aléatoirement à chaque partie. Le nom vient de Rogue, jeu de 1980.
Metroidvania
Jeu d'exploration en deux dimensions où de nouvelles capacités ouvrent des zones jusque-là inaccessibles. Mot-valise formé sur Metroid et Castlevania.
Souls-like
Jeu d'action exigeant, à combats lents et lourdement sanctionnés, où l'apprentissage par l'échec est le cœur de l'expérience.
Speedrun
Pratique consistant à terminer un jeu le plus vite possible, souvent en exploitant ses failles. Une discipline avec ses catégories, ses records homologués et ses compétitions caritatives.
Lore
L'ensemble de l'histoire et de la mythologie d'un univers, souvent dispersé dans des documents secondaires. Le plaisir de la reconstitution fait partie de l'œuvre.
Canon
Ce qui fait officiellement partie d'un univers, par opposition aux productions de fans et aux hypothèses. La frontière bouge souvent, et c'est elle qui alimente l'essentiel des débats entre fans.
Gacha
Mécanique de tirage aléatoire payante, héritée du gachapon, très répandue sur mobile. Elle fait l'objet d'un encadrement juridique croissant, y compris en Europe.
Meta
L'ensemble des stratégies considérées comme les plus efficaces à un instant donné. Elle se déplace à chaque mise à jour, ce qui entretient la vie d'un jeu compétitif.
Nerf et buff
Affaiblir ou renforcer un élément de jeu lors d'une mise à jour, pour rééquilibrer l'ensemble. Les deux mots ont largement débordé du jeu.
Grind
Répétition d'actions peu gratifiantes pour progresser. Selon le jeu, c'est un défaut de conception ou une mécanique assumée de patience.
Easter egg
Clin d'œil dissimulé par les auteurs, sans effet sur le jeu, destiné à récompenser l'attention. L'exemple fondateur est un jeu Atari de la fin des années 1970, dont le programmeur avait caché son nom dans une pièce secrète.
Rétrogaming
Pratique et collection des jeux des générations passées. Moins de la nostalgie qu'un rapport patrimonial à un médium encore jeune.

Mots du quotidien japonais

Ceux qu'on entend dans les séries sans toujours en saisir la nuance sociale, qui est souvent l'essentiel.

Senpai et kōhai
L'aîné et le cadet dans une école, un club ou une entreprise. Le rapport n'est pas d'autorité mais d'antériorité, et il engage l'aîné à transmettre.
Sensei
Celui qui est né avant. On l'emploie pour les enseignants, les médecins, les auteurs et les maîtres d'art, jamais pour se désigner soi-même.
San, kun, chan, sama
Suffixes accolés au nom, qui disent la distance et le respect. San est neutre, kun s'adresse souvent à un garçon ou à un subordonné, chan marque l'affection, sama la déférence.
Itadakimasu
Formule prononcée avant de manger, qui remercie tout ce qui a permis au repas d'exister. Bien plus large qu'un « bon appétit ».
Otsukaresama
Se dit en fin de journée ou après un effort commun, pour reconnaître la fatigue de l'autre. Sans équivalent français direct.
Omotenashi
Art de l'accueil qui consiste à anticiper le besoin sans attendre la demande, et sans attendre de contrepartie.
Matsuri
Fête de quartier liée à un sanctuaire, avec stands, processions et yukata. Le moment où le vêtement traditionnel ressort dans la rue.
Hanami
Contemplation des cerisiers en fleur, pique-nique compris. Une institution nationale dont les dates font l'objet de bulletins météo dédiés.
Konbini
Supérette ouverte en continu, où l'on mange, paie ses factures, retire de l'argent et expédie des colis. Une infrastructure autant qu'un commerce.
Izakaya
Débit de boissons servant de petits plats à partager, équivalent fonctionnel du bistrot. On y va en groupe, après le travail.
Onsen
Source chaude naturelle et établissement thermal qui l'exploite. On s'y lave avant d'entrer dans le bain, qui sert au repos et non à la toilette.
Ce lexique est écrit par une marque française, pas par des japonisants. Nous avons cherché la justesse plutôt que l'exhaustivité, et nous préférons le dire. Si une définition vous semble fausse ou incomplète, écrivez-nous : nous corrigerons.

Le haori, en vrai

Le vocabulaire, c'est une chose. Le vêtement en est une autre.

Voir les haoris